Témoignage : « Je ne serai plus jamais seule ! »

Très beau témoignage de Marie-Pierre de l’île de La Réunion.

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Je ne serai plus jamais seule !

« Avant de témoigner, il faut que je vous résume en quelques phrases les douleurs que la vie ne m’a malheureusement pas épargnées.

J’avais un adorable fils.  

Matthieu.

23 ans, 1m95.

D’une gentillesse exemplaire.

Ma fierté de maman vous dira… sourires… beau comme un ange…

Un soir, tout a basculé. 

 

Une douleur, une lettre, une pendaison, quatre jours de réanimation intensive, un décès, une veillée, un enterrement. 

Plus d’enfant.

Nous sommes en août 2015.

 

Plus d’avenir.

Matthieu était enfant unique.

Deux ans et demi que je bats pour rester debout, en cachant ma propre souffrance à mon mari qui n’arrive plus à visualiser un avenir sans son fils. Celui-ci ne travaille plus. J’ai donc pris non pas mon courage à deux mains, mais pour la première fois, mon chapelet et ma foi, et me suis bagarrée afin que mon espérance en Dieu nous sauve… tous les trois. Nous, qui sommes restés dans ce monde, et notre enfant qui nous demande par le bais de rêve de continuer à prier et de faire des messes pour lui.

Me voilà donc de nouveau à travailler, non pas avec facilité, afin de nourrir notre fils cette fois-ci spirituellement.

Des centaines de messes sont faites. Dès que possible, selon les dates souvenirs, je fais des neuvaines de messes et un trentain chaque mois de novembre.  Il en sera ainsi tant que je le pourrai. Je « remplie » mon fils de prières, de chapelets, de chemin de croix, d’eau et d’encens bénies, d’oraisons, de messes, de sacrifices (abstinences) et de services rendus aux autres à son intention. je le remplie… d’amour.

Dans mes souffrances, je me tourne vers notre Mère à tous : Maman Marie. Celle qui connaît ce que sont la douleur, l’horreur, l’effroi de voir mourir son enfant sans crier injustice, me console, m’apaise, m’entoure de son affection.

Au fil des mois, celle-ci m’oriente vers son Fils, qui m’enseigne petit à petit à me diriger vers le Père.

Je comble une partie du vide par de belles lectures saines, dont vos livres. Sourires.

La perte d’un enfant reste un traumatisme à vie. On essaie de survivre. Vivre n’est plus essentiel ni primordial, mais notre foi nous réconcilie avec ces pensées destructrices… et Jésus nous montre qu’il est le Chemin, la Vérité, et…. ???… la Vie.

LA VIE

Il faut savoir que j’avais fait également une fausse couche, (un mois et demi de grossesse),lorsque Matthieu avait dix, onze ans.

Quelques mois après son suicide, Dieu lui a permis de me présenter son petit frère. Il m’a fait le beau cadeau de me donner son prénom… Baptiste. Il est véritablement la suite de « nous trois », car il a en lui un mélange de son père, de son frère et de moi-même. Ma fierté de maman vous soufflera à nouveau qu’il est lui aussi… aussi beau qu’un ange… sourire…

Me voilà donc, assise sur mon canapé, avec mes pensées de mère attristée, un jour où les souffrances réapparaissent sans prendre rendez-vous… nous sommes ce mardi, 27 février 2018, je viens de recevoir la veille, votre livret du chemin de croix avec les photos du film La Passion du Christ, par Mel Gibson. Mes yeux embués de larmes, ont atterri sur le livret. Je n’ai pas envie de sortir, je m’isole, mais j’ai envie de faire ce chemin de croix, là, chez moi, sur mon canapé. 

La maison est bien évidemment vide… sans enfant… mon mari sorti, je me sens bien seule.

Sans famille.

J’ouvre votre livret, le coeur complétement éclaté…fais mon signe de croix., comme un réel appel au secours.

Sans m’en rendre compte, je m’entends dire « Matthieu, viens t’asseoir près de maman, on va faire ce chemin de croix ensemble, à ton intention. »

Lecture. Au lieu de dire « Jésus me dit », je remplace par « Matthieu, Jésus te dit » afin que ce chemin de croix soit véritablement pour mon grand. Je lui demande ensuite de me tenir la main (par pensée bien entendu) pour le Notre Père, Ave et le Gloire à Dieu. Je ne me sens plus seule. Nous sommes deux.

Seconde station.

Doucement, je sens à ma droite, les yeux fermés, mon petit Baptiste, écoutant le chemin de Croix, qui relate si douloureusement les souffrances de Notre Seigneur. Naturellement, sans surprise, je l’accueille, lui demandant de me tenir la main tout comme son grand frère. Nous continuons donc, tous les trois, nos prières, en union.

quelques stations plus loin… 

La présence de Notre Seigneur Jésus se manifeste, délicatement, nous imprégnant de sa paix, prenant sur lui nos souffrances d’être séparés. Il tient la main, lui aussi, de Matthieu et Baptiste lors des Notre Père, Ave Maria et Gloire au Père. Tout me parait naturel, ne me posant aucune question, je me laisse envahir par cette Amour, par cette présence, je suis comme… connectée ?…non.  Je suis aimée. Je le remercie de tout cœur de sa Présence, dans la plus pure simplicité. Il m’écoute, son Amour fait comprendre à Matthieu de tout Lui abandonner, d’écouter ce qu’Il a à lui dire à travers mes lectures, qu’Il est tout à fait en accord avec ce qui est lu. Sa Présence renforce notre chemin de Croix vers Le Père. Il confirme notre demande de purification.

Treizième station.

Lecture.

En pensée, on se tient toujours la main… Jésus et Matthieu ouvrent leur main à une tendre invitation… Notre Mère à tous, celle qui nous a tous soutenu dans nos douleurs, nous comble de sa présence. Elle nous a rejoint, avec autant de douceur et de silence, sans bruit, avec un sourire doux, une humilité sans tâche, les yeux fermés aussi, remplie de foi, d’Amour. La voici entre son Fils Jésus et le mien, Matthieu. Baptiste me tenant toujours la main, nous  formons notre cercle… familial… dans l’ordre de tenue de mains : Matthieu, moi, Baptiste, Jésus et Maman Marie. Nos mains restent ainsi, formant une ronde. 

Le chemin de croix qui était celui de Matthieu, devient celui de tous, un rappel à la Souffrance de Notre Seigneur Jésus-Christ, prié par nous cinq, à l’intention de mon aîné. Cette union,  je m’en rends compte qu’en écrivant actuellement, s’appelle… La communion des Saints,  celle dont tous les chrétiens parlent, n’est ce pas ? … 

Pendant tout ce parcours, j’ai réalisé que leur présence aidait Matthieu dans sa purification, à méditer chaque parole, à prendre conscience de chacun de ses péchés, et que tous, ont été remis au Père, lavés par le Très Précieux Sang de Notre Seigneur, lors de sa douloureuse Passion, par ce chemin de croix fait par sa famille, notre famille.

Notre famille ?

Nous voici aux dernières lignes de la dernière station… un ronflement de moteur… son père Dominique passe la porte d’entrée avant la fin de notre chemin de croix ! LA, NOUS SOMMES TOUS RÉUNIS

LA VOICI MA VÉRITABLE FAMILLE.

JE NE ME SENS PLUS SEULE.

Je termine ce livret, en présence de Jésus, Maman Marie, Matthieu, Baptiste et Dominique.

Je ne serai plus jamais seule. 

Je ne l’étais pas. Ce chemin de croix me l’a tout simplement rappelé.

Ce n’est que cinq minutes plus tard, lorsque j’ai tout expliqué à mon mari, encore imprégnée d’Amour, de foi, et encore de leur présence, que mon témoignage a bouleversé celui-ci et moi-même, enfin surprise de ce que je venais de vivre ! Nous en avions pleuré. De paix. Oui, « pleurer de paix ». 

MERCI MERCI MERCI MON TENDRE JÉSUS, MA DOUCE MÈRE MARIE, MON ADORABLE GRAND ET MON DOUX PETIT.

Merci également à vous, Thierry et Myriam, pour ce moment vécu grâce à votre livret.

Mon témoignage a inspiré une amie qui souhaite faire l’expérience de ce chemin de croix !

Souhaitons que tous aient des grâces de cette ampleur !

 

Que Dieu nous bénisse et reste auprès de nous tous.

Douce journée dans la Paix de Notre Seigneur,

Cordialement,

Marie-Pierre BEAUMARD.

Île de La Réunion »

 

 

Vous pouvez commander le livre Chemin de Croix et de guérison ici »

Thierry Fourchaud

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