Chapelet des sept douleurs de Marie

Le chapelet des sept douleurs de la Vierge Marie,

 

qui ne remplace le Rosaire, est connu depuis le XIV° et le XV° siècle. Il a été diffusé par les mystiques rhénans, les dominicains, les servites de Marie…
Photo: La Vierge des sept douleurs – Eglise del Santo Angel – Seville (Espagne)

Ce chapelet possède 59 grains, ou 52 grains et 7 médailles représentants les 7 douleurs de Marie à méditer.

Voici comment réciter le chapelet des sept douleurs :
– Sur la médaille, on énonce le mystère, la douleur infligée à Marie.
– On récite ensuite un Notre-Père.
– Sur les 7 grains qui suivent, on récite 7 Je vous salue Marie.
– Après chaque « Je vous salue Marie », on récite l’invocation suivante : « Priez pour nous Vierge de douleurs, que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ. »
– On termine le chapelet sur les trois grains isolés avec 3 « Je vous Salue Marie « et 1 « Notre Père » sur la médaille principale.

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L’épée dont parle Siméon, dans la culture juive, c’est l’Ecriture sainte. Ce qui signifie que Marie a vécu la souffrance en se nourrissant de la Parole de Dieu, « efficace et plus incisive qu’aucun glaive à deux tranchants, elle pénètre jusqu’au point de division de l’âme et de l’esprit. » (Hébreux 4, 12).

Cette épée, c’est aussi la douleur pour Marie de voir que Jésus, Parole du Père, est persécuté, rejeté.

MÉDITATION

1° douleur : la prophétie de Siméon.

« Syméon les bénit et dit à Marie, sa mère: « Vois! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël; il doit être un signe en butte à la contradiction, — et toi-même, une épée te transpercera l’âme! — afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs. » » (Luc 2, 34-35)

Le vieillard Siméon annonce à Marie que son fils sera en butte à la contradiction (Lc 2,34-35).

Douleur : Jésus sera contrarié. Et cela est annoncé dans le temple de Jérusalem, au centre du pays, au cœur de la vie religieuse du peuple juif. La Vierge Marie souffre en tant que fille de Sion, en tant que mère du prince de la paix universelle.

Et, comme l’a dit aussi Siméon, un glaive traverse le cœur de Marie, ce glaive signifie d’abord la Parole de Dieu. Par exemple, ce verset :

« Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut atteigne aux extrémités de la terre. Ainsi parle YHWH, le rédempteur, le Saint d’Israël, à celui dont l’âme est méprisée, honnie de la nation. » (Isaïe 49, 6-7)

2. Le massacre à Bethléem et la fuite en Égypte, la souffrance de l’exil.

« Après leur départ, voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: « Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Egypte; et restes-y jusqu’à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » » (Matthieu 2, 13)

Douleur de la mort des innocents, douleur de l’injustice, douleur d’être mêlés à l’injustice puisque l’élément déclencheur de la fureur du tyran a été la naissance de Jésus, douleur d’être impuissant et de devoir fuir pour protéger Jésus.

La souffrance de l’exil en Egypte est d’un autre genre, c’est le fait d’être appauvri, étranger, citoyen de seconde zone, et de ne pas pouvoir pratiquer certains rites religieux.

Le glaive, la Parole de Dieu, a traversé le cœur de Marie.

Dieu est innocent de l’injustice d’Hérode. Avec quelle intensité Marie aura-t-elle prié par exemple ce psaume :

« Es-tu l’allié d’un tribunal de perdition, érigeant en loi le désordre ? On s’attaque à la vie du juste, et le sang innocent, on le condamne. Mais YHWH est pour moi une citadelle, et mon Dieu, le rocher de mon refuge. » (Ps 94, 20-22)

3. La disparition de Jésus à douze ans. (Lc 2, 41-52)

« A sa vue, ils furent saisis d’émotion, et sa mère lui dit: « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés. » » (Luc 2, 48)

Douleur de l’absence inexpliquée de Jésus et l’angoisse à son sujet.

Ce qui peut aussi être douloureux pour Marie en tant qu’épouse, c’est de voir la douleur de Joseph. Leur douleur peut avoir été augmentée par certaines réactions de l’entourage critiquant par exemple leur manque de surveillance. Et finalement, ce qui est douloureux, c’est de ne pas comprendre la réaction de Jésus au moment des retrouvailles.

Le glaive, la Parole de Dieu, a traversé le cœur de Marie. Exemple :

« Dis-moi quelle a été ma transgression, mon péché? Pourquoi caches-tu ta face et me considères-tu comme ton ennemi? » (Job 13, 22-24)

4. Marie voit son fils chargé de la croix. (Lc 23,27)

« Ils l’emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, et le requirent pour porter sa croix. » (Mt 27, 31-32)

Douleur morale de voir Jésus condamné, exclu, abandonné de ceux qu’il a instruit et guéri. Douleur spirituelle de voir Jésus tomber.

Le glaive, la Parole de Dieu, a traversé le cœur de Marie. Exemple :

« Je suis devenu la risée de tout mon peuple, leur chanson tout le jour. Il m’a saturé d’amertume, il m’a enivré d’absinthe. […] Voici ce qu’à mon cœur je rappellerai pour reprendre espoir : Les faveurs de YHWH ne sont pas finies, ni ses compassions épuisées. » (Lamentations 3, 14-15 et 21-22)

5. Marie debout au pied de la Croix. (Jn 19,25-27)

« Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère. » (Jean 19, 25)

Douleur physique d’une mère qui voit souffrir le fils de ses entrailles, le fils de sa chair. L’Evangéliste Matthieu transmet ce long cri de Jésus, dans les termes du psaume 22 : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Ps 22, 1).

Le signe de contradiction va jusqu’à être contrarié dans le désir de sentir le soutien de Dieu.

La mère de Jésus se laisse transpercer par la Parole biblique, véritable épée à deux tranchants ; et peut-être a-t-elle prié la suite du psaume 22 :

« Je peux compter tous mes os, les gens me voient, ils me regardent; ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement. Mais toi, YHWH, ne sois pas loin, ô ma force, vite à mon aide. » (Ps 22, 18-20)

6. Marie reçoit le corps inanimé de son Fils. (Jn 19,38-40)

Dieu n’a pas fait descendre Jésus de la croix. Jésus a connu véritablement notre mort humaine. Marie en partage toute la douleur, et puisqu’elle survit à son fils, elle souffre ensuite seule, sans son fils.

« Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié. Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison. » (Isaïe 53, 4-5)

7. Marie au tombeau de Jésus. (Jn 19,41-42)

Douleur du deuil. Douleur des ténèbres qui désormais recouvrent la terre puisque Dieu en a été chassé. Là encore, la Parole de Dieu est vivante :

« Reviens, YHWH ! Jusques à quand ? Prends en pitié tes serviteurs. » (Ps 90,13)

Epilogue : la lumière des nations, la mission.

Si nous méditons la douleur, c’est parce qu’elle est le lieu de la rédemption.

La mort de Jésus est suivie par sa résurrection et sa seigneurie sur l’univers. Jésus est alors annoncé et reçu dans le monde entier.

La prophétie de Siméon annonçait non seulement que Jésus serait un signe en butte à la contradiction, mais qu’il serait aussi la lumière des nations (Lc 2, 32).

Il en sera de même pour Paul et Barnabé contredits dans la synagogue d’Antioche. Leur destin accompagne celui du Christ. Le rejet va les conduire à la décision de se tourner vers les nations. Selon les mots de Paul, cette décision est même un ordre divin :

« Je t’ai établi lumière des nations pour que tu apportes le salut aux extrémités de la terre. » (Ac 13, 47, citation de Isaïe 49, 6).

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Sources : Se reporter aux commentaires de ce site pour les textes bibliques cités.

Par Françoise Breynaert
Source: www.mariedenazareth.com

Chapelet des larmes de Marie à Notre Dame des 7 douleurs ici

AUTRE METHODE

CHAPELET DES LARMES DE MARIE

Ce chapelet est consacré aux souffrances de la Vierge Marie. Au Brésil, le 8 novembre 1929, Sœur Amalia de Jésus Flagellé, des missionnaires du Divin Crucifié, priant pour la guérison d’une parente très gravement malade, entend une voix lui dire : « Si tu veux obtenir cette grâce, demande-la par les larmes de ma Mère. Tout ce que les hommes me demandent par ses larmes, Je suis «contraint» de le concéder. »
N. B. : Il y a différentes variantes pour réciter ce chapelet, ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres

Ce chapelet a sept séries de sept perles pour méditer les sept douleurs de la Vierge Marie :

1. Les larmes versées par notre Très Sainte Mère pendant la prophétie de Siméon.
2. Les larmes versées par notre Très Sainte Mère lors de son exil en Égypte.
3. Les larmes versées par notre Très Sainte Mère lors de sa quête de Jésus.
4. Les larmes versées par notre Très Sainte Mère lors du douloureux chemin de croix de Jésus.
5. Les larmes versées par notre Très Sainte Mère lors de l’agonie de Jésus sur la croix.
6. Les larmes versées par notre Très Sainte Mère lorsque le Corps Sacré de Jésus fut descendu de la croix et placé dans ses bras.
7. Les larmes versées par notre Très Sainte Mère lorsque Jésus fut placé dans le Saint-Sépulcre.

Au lieu du Credo : Sauveur crucifié, prosterné à Vos pieds, je Vous offre les Larmes de Celle qui, animée d’un amour ardent et compatissant, Vous a accompagné dans Votre si douloureux Calvaire. Faites, ô bon Maître, que je prenne à cœur les enseignements donnés par les larmes de Votre Très Sainte Mère que j’accomplisse Votre Sainte Volonté sur la terre et que je me rende digne de Vous louer et Vous bénir au ciel pendant toute l’éternité. Amen.
A la place du Pater (sur médailles ou gros grains selon les chapelets) :
– Jésus, regardez les larmes (sanglantes) de Celle qui Vous a aimé le plus sur la terre et Vous aime le plus ardemment au ciel. Au nom des Larmes et des Douleurs de Votre Sainte Mère et du précieux sang…

A la place de l’Ave Maria (sur les 7 petits grains) :
– …Jésus, exaucez mes prières. Au nom des Larmes et des Douleurs de Votre Sainte Mère et du précieux sang…

A la fin des sept séries (récitez ceci trois fois sur les 3 perles restantes) :
– Au nom des Larmes et des Douleurs de Votre Sainte Mère et de votre Précieux Sang, Ô Jésus, regardez les larmes de Celle Qui Vous a aimé le plus sur la terre et Vous aime le plus ardemment au ciel.
– « Ô Marie, Mère d’Amour, de Douleur et de Miséricorde, nous Vous implorons d’unir vos prières aux nôtres, afin que Jésus, votre Divin Fils, auquel nous nous adressons au nom de vos larmes maternelles, veuille exaucer nos supplications et nous accorder, avec les grâces demandées, la couronne de la vie éternelle. Amen.

Sur la médaille finale (ou croix, selon les chapelets) :
– O Marie, Mère des Douleurs, Vos Larmes détruisent la domination de l’enfer ! Par Votre Divine Douceur, ô Jésus enchaîné, délivrez le monde de la confusion et de l’égarement.

Chapelet des larmes de Marie à Notre Dame des 7 douleurs ici

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Que Dieu vous bénisse !

Thierry Fourchaud

La Bonne Nouvelle – 8 rue RogerLévy – 47180 Sainte Bazeille (France)

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